Il n'y a pas si longtemps, au sein d'une famille, tous les membres partageaient un même nom, que l'on appelait fort à propos "nom de famille". Aujourd'hui, ce n'est plus si simple. Les familles recomposées, les couples qui ne se marient pas, les raisons ne manquent pas à la déperdition d'un même nom porté par tous les membres de la famille.
Cela ne semblait pas suffisant, si bien qu'en 2005, au nom d'une notion d'égalité bien mal comprise, il a été permis aux parents de donner à leur enfant soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit les deux noms accolés dans un sens ou dans l'autre. Mais le législateur n'est pas allé jusqu'au bout de la logique car le mari ne peut pas prendre le nom de sa femme. Ainsi, si les parents choisissent de donner le nom de la mère (pour protéger une nom de famille rare par exemple), alors
tous les membres de la famille porteront ce nom... sauf le père. Ainsi, au nom de l'égalité, le père se retrouve discriminé. En effet, si celui-ci souhaite porter le même nom que ses enfants, ce ne peut être que son nom. La mère, quant à elle, peut partager avec ses enfants aussi bien son nom d'usage que son nom de jeune fille.
Je me souviens, avant la naissance de notre aînée, que l'infirmière avait expliqué à mon épouse qu'elle pouvait choisir de lui donner son nom. Elle ne s'était adressé qu'à mon épouse, malgré ma présence. Il faut dire que l'on ne s'était guère soucié de moi, que souvent je me demandais si le personnel se rendait compte que j'étais là. Mais ce jour là, c'était encore plus flagrant.
Que l'on considère que je ne sois pas un interlocuteur privilégié pour parler de prise de poids, soit, mais sur le choix du nom de famille... Il semblait qu'impliquer un tant soit peu le père dans cette décision relevait d'une logique d'un autre âge. Alors, logique égalitaire ?