jeudi 3 novembre 2011

Pause

Après six mois d'existence, ce blog marque une pause. Un blog demande du temps (ne serait-ce que pour rédiger régulièrement des articles et en assurer la promotion), un temps que je n'ai pas et qui serait pourtant nécessaire.
Plutôt donc que de faire vivoter ce blog, je préfère rejoindre le blog collectif le temps d'y penser, qui me fait la joie de m'accueillir. C'est un beau projet que de réunir des plumes très diverses afin de rechercher modestement la vérité (ce qui peut déjà sembler un paradoxe).

Pour ma part, ayant toujours mis beaucoup de temps à écrire des billets, ne serait-ce que pour ne pas me laisser emporter par la dictature de l'actualité, j'apprécie cette idée, de prendre "le temps d'y penser". 

Je vous invite donc à me rejoindre sur le temps d'y penser, où je dispose d'une page dédiée et à découvrir (si ce n'est pas déjà fait) les autres auteurs.

Ce blog continuera à être actif, pour continuer à accueillir ceux qui arrivent ici par les hasards (relatifs) du référencement. Tant que les visites resteront significatives, il restera actif. 

Je continuerai à annoncer mes articles sur Twitter. Pour ceux qui ne me suivent pas (encore :)), n'hésitez pas !

Quoi qu'il en soit, je vous invite à découvrir mon dernier billet : Robotisation et déshumanisation.

jeudi 13 octobre 2011

Nouveau billet, nouveau site

Je vous invite à découvrir mon nouveau billet, publié pour la première fois sur le letempsdypenser.fr :
Vaines incantations de l'unité en politique

N'hésitez pas à prendre le temps de découvrir les autres auteurs !

dimanche 2 octobre 2011

Niches fiscales : défendons les profiteurs

Régulièrement et inlassablement, le sujet revient : pour réduire les déficits (version plutôt de droite) ou remettre la justice et la progressivité au cœur de l’impôt sur le revenu (version plutôt de gauche), il faudrait supprimer les niches fiscales. Bien évidemment, le plus souvent, les personnalités politiques qui s’expriment à ce sujet demandent la suppression de certaines niches fiscales jugées (à tort ou à raison) inutiles ou alors pour un coup de rabot de toutes les niches fiscales (avec d’éventuelles exceptions). La première solution a le mérite de la clarté et du courage politique, mais nécessite de s’attaquer à un sujet complexe et de déplaire à ceux qui bénéficient des niches fiscales à supprimer. La deuxième est beaucoup plus simple, mais somme toute profondément lâche. Et pourtant, c’est l’option choisie par le gouvernement, occasion ratée, comme bien souvent, d’oser un débat en France.

Mais certains se distinguent tout de même sur ce sujet en défendant la suppression de toutes les niches fiscales. C’est le cas de M. Marini1 ou plus récemment de M. Valls2. C’est une solution simple et qui permet d’éviter de s’attaquer à tel ou tel lobby qui cherchera forcément à défendre sa niche fiscale. Mais le problème, c’est que la question des niches fiscales n’est pas simple

dimanche 18 septembre 2011

Mais que veut l'orateur suffisant ?

Une élection est toujours une période éprouvante avec son déballage permanent d'opinions venant de politiciens, journalistes, auditeurs, téléspectateurs, blogueurs, twittos sur tout et - malheureusement - souvent sur rien.
Je suis particulièrement frappé par la capacité des prétendants au pouvoir à s'exprimer sur n'importe quel sujet (le dernier résultat sportif, la mort d'un artiste, le dernier CD de Renaud, la dernière encyclique du pape, la cuisine moléculaire, le moyen âge ou les fêtes foraines). J'aimerais parfois entendre dire « Je n'ai pas d'avis sur la question », « Je ne sais pas », mais il semble que trop souvent on s’attende vraiment à ce que le politicien s'exprime, comme si l'avis d'un candidat à une élection sur la sélection de l'équipe de France avait un quelconque intérêt. Plus généralement, il me semble que nombreuses sont les prises de paroles vaines (peut être les miennes aussi d'ailleurs) parce qu'elles répètent des évidences, se complaisent dans des slogans simplistes, ne cherchent qu'à flatter leur public, etc.

Je me demande souvent ce qui pousse un homme (une femme) à prendre la parole, à croire qu'il (elle) peut contribuer à un débat, à penser qu'il (elle) a quelque chose à apporter ? L'orgueil ? La soif de reconnaissance ? La quête de la gloire (ou du pouvoir pour les politiciens) ?

dimanche 4 septembre 2011

La famille, un enjeu pour 2012 (II)

La famille est un enjeu pour les prochaines élections, mais sans doute aussi un sujet de clivage entre les partis. Alors que le rapport d’un groupe de travail de l’UMP semble montrer une vision décomplexée du soutien à la famille, l’approche de Terra Nova est diamétralement opposée.

Après l’article de décryptage du rapport des députés UMP il y a quinze jours, je vous propose donc, comme convenu, celui sur le rapport de Terra Nova.

Rapport de Terra Nova : un plaidoyer pour l’égalité salariale

Terra Nova propose sans nul doute une révolution dans la politique familiale française, mais sans s’attaquer à tous ses fondements, ce qui est tout de même (un peu) rassurant.

lundi 22 août 2011

La famille, un enjeu pour 2012 (I)

Deux rapports sont sortis récemment sur la famille : l'un rédigé par Terra Nova et l'autre par un groupe de travail de députés UMP. Ces deux rapports semblent provenir de deux mondes diamétralement opposés. Loin d’une recherche d’un consensus inexistant, ils montrent la volonté de recréer un véritable débat sur ce sujet, de réamorcer une réflexion en profondeur sur le rôle de la famille et de l’intervention de l’état dans ce domaine. Ce travail est salutaire. Alors que les positions sur les questions de société semblaient se rapprocher entre la gauche et la droite (la droite acceptant de plus en plus des positions libertaires à ce sujet), ces rapports prouvent qu’il n’en est rien, qu’il existe des alternatives à nos choix politiques et qu’aucune loi n’est inéluctable.

Je vous propose – exceptionnellement - un article en deux parties à ce sujet. Le premier sur le rapport de l’UMP, aujourd’hui, le deuxième sur le rapport de Terra Nova, dans quinze jours.

Rapport de l’UMP : un plaidoyer pour la famille durable

Si le rapport de l’UMP est étonnant, c’est avant tout parce qu’il propose une approche décomplexée du soutien à la famille.

dimanche 7 août 2011

Le Bac avec mention 200 euros

A Nice, la mention Très Bien au Bac vaut 200 euros. C’est une somme importante pour un(e) lycéen(ne) et somme toute assez négligeable pour les finances d’une ville1. Nous sommes donc sur une mesure symbolique. Rien de bien méchant ! Le député-maire UMP Christian Estrosi justifie sa mesure, faisant le lien avec l’action de la majorité :
« la récompense du mérite est la culture de notre majorité. »
Alors oui, pourquoi ne pas récompenser le mérite ? Peut être parce que le mérite ce n’est pas cela. Sans doute parce que Christian Estrosi confond mérite et élitisme, effort et performance.